L’escadrille

C’est un vieux manège. Le suintement de ses vérins pneumatiques trahit toujours sa présence dans le fond des fêtes foraines sur les places de village. Certes, il ne connait plus l’engouement d’antan. Les navettes en fibre de verre font écho au futur rêvé dans les années 70. Recouvertes de stickers Barbie ou Pat Patrouille pour gagner le coeur des jeunes générations, leurs grimages ne semblent toutefois pas des plus performants. Il y’a des indices qui ne trompent pas: le forain en charge traîne en face, à la pêche aux canards, et les tours durent presque 15 minutes.

A bord, une banquette dont la peinture à paillettes peine a dissimuler l’âge de l’attraction. Sur le tableau de bord, un unique bouton rouge. A chaque pression, il élève l’aéronef dans les airs tandis que le manège tourne sur lui-même.

Les enfants qui sont parvenus à surmonter leurs craintes sont alors récompensés par l’euphorie de la vitesse. Les cheveux barbouillés, les oreilles bourdonnantes, le visage fouetté par l’air frais du crépuscule, ils ont pourtant l’air serein entourés par le tumulte de l’Escadrille.

Sur un vélo, un skate board, un surf et plus tard, dans une voiture ou sur une moto, ils n’auront cesse de rechercher cette sensation.


L’escadrille:

Sideway, c’est un peu du neuf avec du vieux. Beaucoup d’articles que vous retrouverez ici sont issus d’anciennes aventures. Nous avons fait le choix de les conserver en l’état. Comme un vieux magazine que l’on feuillette encore.

En chemin, de nombreuses personnalités ont participé au projet. Je tiens ainsi particulièrement à remercier Adrien, Anthony, Bernard, Cédric, Jeff, Manuel, Patrice et Romain. Sideway reste un lieu ouvert à tous.

Il ne fut pas aisé de passer sur les nombreuses aventures qui nous ont rassemblés, déchirés, qui ont commencé sur une plage ou fini dans une Renault 5. Cette ribambelle d’iconoclastes mérite plusieurs saisons pour vous présenter les bleus, les bosses et les quelques bonnes idées qui les ont amenés ici.

Damien

C’est le graisseux de la bande. Lorsqu’il n’est pas sur son skate ou au fond d’une bibliothèque à se documenter sur des technologies d’avant-guerre, Damien est sous une voiture. Jamais l’expression « c’est le chemin qui compte » n’aura été autant adaptée à quelqu’un. Rien ne lui fait peur : qu’il s’agisse de tomber une boîte de vitesses de Lotus, de refaire un vilebrequin de Bugatti, un châssis de Formule Renault ou le plâtre de la cuisine, Damien le fera avec le sourire aux lèvres et une montre mécanique au poignet.

Rodolph

Rodolph, ou « Grayson », du haut de son mètre quatre-vingt-dix, a toujours eu des idées plus grandes que lui. Dans une bande de copains, c’est celui qui va vous surprend toujours. A dessein lorsqu’il était plus jeune, avec une élégance presque involontaire aujourd’hui. Il est le créateur de toute une série de rubriques (« Hip but Cheap », « Découvertes Épicuriennes », « Des séries/films/jeux pour le cerveau », etc.) pour lesquelles il n’a jamais écrit de suite.

Vincent

Vincent ou « Perrau » était le jeune jovial, celui qui vous met à l’aise lorsque vous êtes le dernier arrivé. Ce trait de caractère lui est resté avec le temps. Mais son goût prononcé pour les musiques mélancoliques dévoile une personnalité bien plus complexe derrière cette façade rigolote.
Père multiple, motard, pompier, guitariste, il embrase la vie autant qu’elle l’embrase.

Hugo

C’était le gamin bizarre au lycée, avec ses grands cheveux longs et ses goûts chelou. Faut dire, il était peu aisé dans un lycée de riches, il avait donc résolument fait le choix de l’originalité, avec toute l’habileté intellectuelle dont un adolescent de 16,5 ans peut faire preuve.
Il a expérimenté, découvert et en a gardé des goûts un peu biaisés. Aussi, il s’extasiera sur une tasse de café en grès avec la bonne courbure au fond, tout en se moquant d’une Hyundai électrique parce qu’elle n’a pas d’âme tu sais. A quoi vous répondrez: oui, mais au moins elle fonctionne.

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